Laurent Derobert, algèbre et confessions des manques

Nous en avons déjà parlé en 2013, Laurent Derobert poursuit ses Mathématiques Existentielles au Palais de Tokyo avec une performance tous les soirs de 23h à minuit, jusqu'à la fin de l'exposition Le Bord des Mondes.

Le 6 mars, il invite l'astronome Denis Savoie (Observatoire de Paris) et le mathématicien Edward Frankel (University of Berkeley) à "converser sur les sciences de l'ombre, la mathématique du manque et les modèles d'incomplétude."

"Durant toute la durée de l'exposition Le Bord des mondes, toutes les nuits sans relâche, de 23h à minuit, Laurent Derobert, chercheur en mathématiques existentielles, écoute les visiteurs et mathématise les manques qu'ils viennent lui confier.

Docteur en sciences économiques et chercheur, Laurent Derobert (né en 1974, vit et travaille à Avignon et Paris) est l’inventeur des «mathématiques existentielles». Transformant l’outil mathématique en objet poétique, il tente d’expliquer les champs de la conscience humaine, tels que la «Force d’attraction de l’être rêvé», la «Vitesse de libération» ou l’«Asymptote des mondes».

Explorant la conscience et les rapports humains sous forme algébrique, il produit des équations qui sont autant de poèmes rigoureux et sensibles autour du sentiment de manque, de l’attraction ou du rêve. «D’une formule à l’autre, il est question de réduire le dédale intérieur de chacun, cette distance labyrinthique qui nous sépare de nous-mêmes, de ce que nous croyons être, de ce que nous rêvons d’être.»

S’emparant d’un outil traditionnellement employé à l’objectivation et à la rationalisation du monde, Laurent Derobert en fait une modalité pour sonder le subjectif et l’insaisissable."

 

Jusqu'au 17/05/2015 au Palais de Tokyo

13, Avenue du Président Wilson, 75116 Paris

 

Image extraite du film Être Rêvé qui tisse le principe des « mathématiques existentielles », 2011, Courtesy  Laurent Derobert.