LE MESSAGE DU PRÉSIDENT

Bonjour à tous,

Je dois vous avouer, j’apprécie beaucoup cette Lettre que je trouve très intéressante à bien des égards. J’espère que ce sera très largement partagé, et je tiens à remercier tous ceux qui nous enrichissent par leurs présentations, et les principaux acteurs que sont Bruno Chanetz, notre Rédacteur en Chef, et Jean-Pierre Sanfourche, le fidèle des fidèles.

Un ingénieur, c’est par “ définition ” quelqu’un qui innove (qui se doit d’innover !). Il s’agit là bien sûr  d’un lieu commun, et l’on pourrait s’interroger sur les raisons qui présentent “ l’Innovation ” comme un axe de progrès (elle l’a toujours été !), et qui mettent en avant les efforts que nous devons accentuer en ce domaine. Je crois qu’il convient de réfléchir, qu’il convient que nous réfléchissions ensemble, à cette “ situation ”.

Je vous fais part, ici, de quelques réflexions personnelles, qui ne sont que de modestes contributions à une réflexion plus large que je souhaite voir se développer.

Dans un premier temps, la notion de “ Système ” a motivé les ingénieurs à d’avantage de créativité. Le “ Système ” d’armes du Rafale, à titre d’exemple, est le support d’innovations tout à fait exceptionnelles.

Les retombées de telles approches ont donné des lettres de noblesse à la notion de Système de Systèmes. Bien évidemment, un dialogue de plus en plus étroit s’est instauré entre ingénieurs et utilisateurs. On peut par exemple, illustrer le propos par la mise en place, sous l’égide de la Direction Générale de l’Aviation Civile, de l’Université du Transport Aérien, excellente initiative qui se propose de sensibiliser nos ingénieurs sur les fondamentaux de l’écosystème au sein duquel ils évoluent.

Aujourd’hui, on ne parle que GAFAM, Big Data, Clouds, Intelligence Artificielle, etc…

Très clairement, on est entré dans une période de nouvelles approches des problèmes à résoudre, des plateformes et de l’intelligence répartie, des blocks-chains, etc…

Tout cela est permis bien entendu pas les progrès sans précédent de l’électronique (le hard) et la réflexion qui relève du domaine du soft.

En France, nous occupons une place privilégiée, car nous disposons d’ingénieurs passionnés et des meilleurs talents. Mais il nous faut être attentifs, car à l’évidence, des “ ruptures ” vont se faire jour, sans crier gare.

Nous reviendrons bien sûr, sur ces préoccupations fondamentales, et dans nos domaines de l’Aéronautique, de l’Espace, et pour les applications civiles comme pour les applications de Défense. 

La Société Savante 3AF a une responsabilité qu’elle ne doit pas oublier. Nous ne l’oublierons pas.

Je suis ravi des interviews que nous menons avec les grands noms de noter industrie. Et merci, un grand merci, à Philippe Petitcolin, qui nous donne un éclairage pertinent sur ce que doivent être les axes de travail de notre Société Savante.

A tous, je souhaite une bonne lecture, et je souhaite que chacun prenne autant de plaisir à la découverte de la Lettre 3AF n°31, que moi-même lorsqu’elle me fut présentée.

Et n’hésitez surtout pas à nous faire remonter les réflexions qu’elle vous suscite. C’est un enrichissement qui s’inscrit parfaitement dans les évolutions que nous devons procéder plutôt que subir.

Avec toutes mes amitiés,

Michel Scheller,
Président de la 3AF ■

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