Patrice Caine, Président-Directeur Général du groupe Thales

Patrice Caine, Président-directeur général du groupe Thales. Crédits Thales

Jean-Pierre Sanfourche : La transformation numérique est l’une des grandes priorités du Groupe Thales : quelles ont été les grandes avancées réalisées en 2018 en ce domaine ? Notamment dans le cadre de la ‘Digital Factory’ qui vient d’être créée ?

Patrice Caine - La Digital Factory a été créée le 1er juillet 2017 et compte désormais plus de 230 collaborateurs à Paris mais aussi à Montréal où nous avons ouvert une filiale en avril et nous venons juste d’en inaugurer une 3e à Singapour. Cette entité aide les activités du groupe, et à travers elles nos clients, à accélérer leur transformation numérique. Il s’agit d’un formidable outil, pleinement intégré au Groupe et visant à booster nos innovations digitales. Pour ce faire, elle développe des nouveaux services qui utilisent le meilleur des technologies du numérique (Connectivité, Cloud, Blockchain, Big Data, IA, cyber) dans une démarche très agile et centrée sur l’expérience utilisateur. En un an la Digital Factory a déjà produit une quinzaine de MVP (Minimum Viable Product) en mode “ test and learn ” dans des domaines aussi variés que le contrôle de trafic aérien, la maintenance ferroviaire, les drones, les services aéronautiques, la gestion des flux voyageurs dans les aéroports, etc. Lorsque ces MVPs atteignent un niveau de maturité suffisant ils sont transférés aux entités business, en répliquant les modes d’organisation et les processus développés au sein de la Digital Factory et qui sont emblématiques de la nouvelle culture digitale que l’on souhaite diffuser. Nous avons aussi lancé un incubateur de start-ups au sein de la Digital Factory, sachant qu’à Station F nous sommes en charge du programme de cyber sécurité. La Digital Factory est aussi moteur de l’initiation et de la formation des collaborateurs aux technologies du numérique. Cette année, nous avons organisé un tour de France du digital sur 15 sites de Thales.

JPS : Quels sont vos objectifs pour 2019 ?

PC - Nous allons amplifier la dynamique enclenchée en 2018 au travers notamment de l’intégration des actifs dans le domaine de la sécurité numérique apportés par Gemalto dans nos solutions numériques. Nous allons aussi étendre notre Digital Factory au domaine de la Défense, qui est en forte demande de solutions numériques développées en mode agile. C’est aussi en 2019 que certains investissements clés sur les plateformes digitales et notre data lake vont commencer à produire des résultats tangibles, tant en terme de nouvelles sources de revenus récurrents qu’en terme d’efficience opérationnelle en interne.

JPS : Un important travail de réflexion est mené en interne sur l’influence des nouvelles technologies digitales, en particulier de l’Intelligence Artificielle, sur vos activités industrielles et celles de vos partenaires. La révolution numérique soulève aussi des questions d’éthique, des questions de responsabilité d’entreprise. Pourriez-vous nous faire part de quelques-unes des conclusions qui ont émergé de ce travail de réflexion ?

PC - La révolution numérique transforme radicalement les marchés sur lesquels Thales opère. Elle constitue un formidable accélérateur pour nos équipes qui inventent et développent les solutions qui permettront à nos clients de prendre les bonnes décisions à chaque moment décisif dans des environnements de plus en plus complexes et soumis à des conditions de l’extrême allant d’une accélération 4 G à l’exposition au rayonnement cosmique. 

Mais cette révolution, qui s’appuie sur des technologies telles que l’Intelligence Artificielle, le Big Data ou la cybersécurité, n’est pas non plus sans poser de nombreuses questions éthiques auxquelles nous nous devons de répondre en tant qu’entreprise responsable. Fort de ce constat, nous avons initié en interne, un groupe de travail “ Ethique et Transformation Numérique ”, dont l’objectif est précisément de réfléchir à ces nouveaux enjeux avec l’aide de parties-prenantes et d’experts externes. 

Il s’agit pour nous de réaffirmer notre conviction profonde : l’humain doit demeurer l’élément déterminant de la prise de décision “ critique ”. Et pour que cette relation homme-machine puisse exister, il est indispensable d’avoir une Intelligence Artificielle qui soit explicable et de confiance. 

Cette réflexion éthique autour de ces nouvelles technologies est aujourd’hui essentielle pour nos clients, nos investisseurs, nos partenaires, et surtout nos collaborateurs présents ou futurs qui sont de plus en plus sensibles à ces sujets. 

JPS : Comment, précisément, organisez-vous la “ Responsabilité d’Entreprise ” de vos collaborateurs, et cela à tous les différents niveaux du Groupe Thales ? 

PC - Etant donnée la typologie de nos produits et de nos marchés, la notion de responsabilité d’entreprise est bien évidemment un sujet majeur pour Thales, ses collaborateurs et ses parties-prenantes.

Elle est d’ailleurs portée au plus haut niveau de l’entreprise puisque les questions liées à la responsabilité sociale et environnementale sont suivies par le Comité Stratégique du Conseil d’Administration du Groupe.
 
Cette décision vient confirmer notre volonté d’associer la réussite de Thales aux valeurs de respect des droits de l’Homme, de l’environnement et de lutte contre la corruption. Ces efforts sont d’ailleurs menés depuis de nombreuses années puisque pour la sixième année consécutive, Thales a atteint le niveau Advanced du Pacte Mondial des Nations Unies. En outre, depuis 2 ans, Thales est classé n°1 au niveau mondial de la catégorie “ Défense et Aérospatial ” par le Dow Jones Sustainability Index (DJSI), indice qui évalue la politique des entreprises sur des critères de gouvernance, environnementaux, sociaux et sociétaux. Cet indice est reconnu comme l’un des plus sérieux au monde et sert de référence à de nombreux investisseurs et acteurs du monde économique.

Mais surtout cette prise de conscience de la responsabilité d’entreprise s’exerce à tous les niveaux, tout au long de la chaine de valeur du Groupe grâce à l’implication de nos collaborateurs et de nos partenaires. Chaque année, nous publions d’ailleurs un rapport intégré responsabilité d’entreprise qui vient détailler les actions que nous développons pour répondre à ce qui nous anime : être aux côtés de ceux qui ont l’ambition de rendre le monde meilleur et plus sûr. 

JPS : Depuis 2001, les personnels reçoivent régulièrement des Codes et Guides : Code d’Ethique, Code de Conduite, Guides relatifs à des sujets précis (conflits d’intérêt, prévention de la corruption, etc.) : quels thèmes prévoyez-vous pour 2019 et 2020 ?

PC - Effectivement, depuis que la fonction “ Ethique et Responsabilité d’entreprise ” a été constituée en 2001, nous avons cherché à rendre cet engagement concret à travers la publication régulière de petits guides pratiques destinés à l’ensemble des collaborateurs.

Ces guides ont pour vocation de répondre aux questions qu’ils pourraient se poser, en fonction des évolutions réglementaires et sociétales récentes. Sur 2018 nos efforts ont particulièrement porté sur les éléments liés à la loi sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique. Nous avons ainsi revu notamment tout notre processus d’alerte interne. En 2019, nous allons mettre en avant notre nouvelle politique de cadeaux et marques d’hospitalité. Nous prévoyons également de publier prochainement un guide de bonnes pratiques d’utilisation des réseaux sociaux. 

Cette année, nous avons également revu toutes nos formations de lutte contre la corruption afin de les adapter au nouvel environnement économique et réglementaire. Nous avons ainsi déployé de nouveaux parcours pédagogiques, que ce soit en présentiel ou via des e-learnings, qui viennent rappeler les conduites à tenir dans des situations parfois compliquées. 

Et, si tous ces outils sont particulièrement utiles, nous comptons aussi sur le sens de l’éthique et de la responsabilité que nos collaborateurs expriment au quotidien dans leurs métiers respectifs et qui sont au cœur des valeurs de Thales.

JPS : La Gestion des Risques (Risk Management) est l’un des facteurs-clés de succès : quels sont les principes directeurs de son organisation au sein du Groupe Thales ?

PC - La maîtrise des risques est au cœur de l’ADN de Thales. Compte tenu de la complexité et de la criticité de ses activités, Thales a mis en place une approche proactive de l’évaluation, l’attribution en responsabilité, et la gestion des risques. Nous nous attachons à identifier les sources de risques le plus en amont possible, pour mieux en maîtriser les conséquences. Concrètement, les grands principes directeurs sont les suivants :
Sous la responsabilité du management opérationnel, les revues d’offres et de projets et plus largement les revues des P&L 1 de nos entités  comportent systématiquement une analyse Risques/Opportunités ;
Au sein de la direction financière, une fonction assurance et prévention des risques gère et optimise la couverture des risques assurables pour l’ensemble des sociétés du Groupe ;
La direction de l’Audit Interne, des Risques et du Contrôle interne, sur la base de ses analyses de risques, veille à leur mise sous contrôle en réalisant des missions d’audit et de conseil ;
Un comité de supervision des risques, qui anime un réseau de “ risk advisors ” au sein du Groupe, et un Comité directeur des risques, que je préside, complètent ce dispositif.

JPS : Vous attachez un prix tout particulier à la qualité des relations avec les PME, à la qualité des relations avec les fournisseurs : quelles sont les principes directeurs de la charte “ pactepme ” ?

PC - Tout d’abord, il faut rappeler que Thales entretient une relation privilégiée avec les PME. Chaque année nous achetons pour 1,5 milliard de biens et de services aux PME /ETI, dont 70% des achats en France. De plus, un emploi chez Thales représente 3 emplois chez nos sous-traitants. Il était donc naturel pour nous, lorsque l’association Pacte PME a été créée à l’initiative d’Henri Lachmann en 2010, que Thales soit l’un des premiers groupes à y adhérer. Sa mission est de faciliter le rapprochement entre les grands comptes et les PME, mais également de stimuler toutes les formes de coopérations entre elles (achats, innovation ouverte, exportation, montée en compétences, etc.), l’objectif étant de faire émerger les entreprises de taille intermédiaire de demain.

En tant que membre fondateur, Thales est présent au sein du Conseil d’administration de Pacte PME, mais au-delà participe activement à un grand nombre d’actions ; par exemple, en 2017 et 2018, le Groupe a contribué à un programme de renforcement et d’accélération d’une trentaine de PME, notamment issues de la filière aéronautique et spatiale, autour de thématiques telles que la croissance et la compétitivité.

Enfin, l’échange de bonnes pratiques entre les grandes entreprises membres de l’association est un moyen de construire une relation équilibrée et durable entre elles et leurs fournisseurs. Le baromètre que Pacte PME réalise tous les 18 mois témoigne de la qualité de cette relation ; lors de la dernière édition, 64% des fournisseurs interrogés considéraient  leur relation avec Thales comme satisfaisante ou très satisfaisante (+1 point par rapport à l’édition précédente).

JPS : L’ISR – Investissement Socialement Responsable – comment pratiquez-vous la mise en œuvre de cette philosophie managériale ?

PC - Thales échange régulièrement avec les investisseurs socialement responsables sur les questions sociales et sociétales, l’environnement, la gouvernance ainsi que le commerce international. Ces points sont aussi abordés avec les investisseurs institutionnels “ classiques ” qui prennent de plus en plus en compte ces critères extra financiers. La qualité de notre engagement dans ces domaines est d’ailleurs reconnue par le monde financier puisque nous avons été nommé premier au niveau mondial de la catégorie “ Défense et Aérospatial ” par le Dow Jones Sustainability Index (DJSI) pour la deuxième année consécutive.
Par ailleurs, nous proposons à nos salariés depuis de nombreuses années de placer leur épargne salariale sur des fonds ISR, dans le cadre du PEG et du PERCO. Il est important de noter que ces dispositifs sont aussi, à près d’un tiers investis dans des fonds solidaires dont une partie est investie dans des projets de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). Ces fonds représentent plus de 250 millions d’euros ce qui place Thales en tête des investisseurs solidaires en épargne salariale. 

Aujourd’hui plus de la moitié des salariés français ont investi dans ces 2 fonds solidaires dédiés à Thales.

JPS : Quels sont les enjeux et les objectifs de la Fondation Thales ?

PC - Face à des enjeux sociétaux qui concernent chacun de nous, les entreprises ont à jouer un rôle majeur pour contribuer à rendre le monde plus durable et plus sûr. Et c’est en agissant avec la société civile qu’elles peuvent répondre à cet objectif.
En créant cette Fondation, Thales a souhaité renforcer l’engagement sociétal de notre Groupe dont la mission est bien de mettre l’innovation et le progrès technologique au service d’un monde plus sûr.

La fondation Thales se concentre aujourd’hui sur deux axes thématiques : l’éducation, à travers l’enseignement des sciences et l’innovation pédagogique à destination des plus jeunes, et le soutien aux professionnels de l’urgence humanitaire, en favorisant la prévention des risques de catastrophes naturelles et environnementales et la préparation à l’intervention.

Ces thèmes correspondent à la culture de Thales, celle d’une entreprise de chercheurs, d’ingénieurs, de techniciens et de passionnés de technologie pour qui l’éducation et l’intelligence collective sont des leviers essentiels pour améliorer le monde autour de nous.

En apportant son soutien et en partageant sa capacité d’innovation et ses expertises avec les acteurs de la société civile impliqués dans ces domaines, Thales veut contribuer à renforcer l’égalité des chances et la capacité d’adaptation de tous ceux qui bénéficieront des programmes de la Fondation.

Pour y parvenir, la Fondation fait notamment appel à l’engagement et à l’énergie des collaborateurs de Thales qui peuvent mettre leur passion et leurs compétences au service des projets retenus. 

JPS : En 2017 le Groupe Thales figurait parmi l’une des 100 entreprises les plus innovantes au monde. Pourriez-vous nous éclairer sur quelques-unes de vos importantes initiatives pour développer l’esprit d’innovation :

  • l’Accélérateur STARBUST, spécialisé dans l’Aéronautique et le Spatial ?
  • le développement de vos “ Innovation Hubs ” partout dans le monde ?
  • la création récente de CORTAIX ?
  • la collaboration de vos chercheurs avec l’Institut d’Intelligence Artificielle du Québec ?

PC - Thales pratique l’innovation ouverte grâce à ses coopérations avec les écosystèmes de l’innovation en Europe, Amérique du Nord et Asie.

Cette démarche consiste à collaborer étroitement avec le milieu académique et avec les start-ups et les PME innovantes. 

Avec le monde académique cela se traduit par une trentaine d’accords cadre avec les meilleurs acteurs, une vingtaine de laboratoires communs, plus de 200 doctorants en cours de thèse dans les laboratoires du Groupe, environ 200 inventions en copropriété avec une institution de recherche publique. 

Début 2018, Thales a été classé, par la revue Nature, 7e entreprise au niveau mondial pour son niveau de collaboration scientifique avec les institutions de recherche.

Au Canada, Thales a noué d’étroites relations avec l’écosystème d’innovation de Montréal dans le domaine de l’Intelligence Artificielle, l’institut IVADO, le laboratoire MILA dans le domaine de l’apprentissage profond. Notre Digital Factory, forte d’une vingtaine de chercheurs, constitue la tête de pont du Groupe au sein de cet écosystème.

Environ 20% des effectifs de R&T (Recherche et Technologie) sont regroupés dans les laboratoires “ corporate ”, appelés Thales Research & Technology. Ces laboratoires sont localisés en France (Plateau de Saclay), Grande-Bretagne (Reading), Pays-Bas (Delft), Canada (Québec) et Singapour. 


Leurs activités sont concentrées sur les technologies de souveraineté et de différenciation forte pour les marchés du Groupe. Ce dispositif est complété par une vingtaine d’Innovation Hub implantés au plus proche de nos clients pour expérimenter nos innovations de manière agile.

Thales déploie un dispositif de relation avec les start-ups accélérant la mise en relation fructueuse entre jeunes sociétés innovantes et unités opérationnelles du Groupe. 

En quatre ans, une cinquantaine de cas d’usage ont été développés par les unités du Groupe avec des start-ups sur l’ensemble du spectre des technologies pour les cinq marchés verticaux et plus de 800 start-ups ont été approchées.

Ainsi, Thales a su être précurseur et accompagner dès sa création, en qualité de membre fondateur, l’incubateur Starburst spécialisé dans le domaine de l’aéronautique et de la défense. 

Dans le domaine de la transformation numérique, Thales est également référent Cybersécurité de Station F,  le plus grand accélérateur de start-ups au monde. Nous y organisons la sélection et le mentoring d’une dizaine de start-ups par an.

JPS : Quels sont les axes directeurs du Plan Stratégique “ Ambition 10 ” avec sa dynamique “ Ambition Boost ” ?

PC - La première phase d’Ambition 10, notre plan stratégique, a atteint tous ses objectifs. Lors de la journée Investisseur de juin 2018, nous avons présenté un plan d’action clair pour être un leader du secteur, dans chacune de nos cinq activités : Aéronautique, Spatial, Transports Terrestres, Défense et Sécurité. Thales continuera à développer la culture client, à intensifier les initiatives de performance opérationnelle (performance achats, compétitivité de l’ingénierie, efficacité des fonctions supports et excellence dans l’exécution des projets) et à renforcer ses investissements en R&D, en particulier pour se positionner plus encore comme le partenaire stratégique de la transformation digitale de ses clients. Combiné à son positionnement unique, associant un portefeuille technologique de rang mondial et une expertise approfondie de ses 5 grands marchés, ces actions vont permettre à Thales de croître de manière rentable, plus rapidement que le marché, et de façon pérenne. Dans quelques mois, l’acquisition de Gemalto, qui devrait se conclure au premier trimestre 2019, permettra à Thales d’accélérer encore cette stratégie en construisant un champion mondial de la sécurité digitale.

Grâce à cet ensemble d’initiatives et sans prendre en compte l’impact potentiel du projet d’acquisition de Gemalto, Thales se fixe pour objectifs de moyen terme une croissance organique du chiffre d’affaires comprise entre +3% et +5% en moyenne sur la période 2018-2021, tirée par une surperformance de tous les secteurs opérationnels (aérospatial, transport et défense & sécurité) par rapport à leurs marchés respectifs, ainsi qu’une marge d’EBIT comprise entre 11% et 11,5% à l’horizon 2021.

JPS : L’université Thales est devenue “ Thales Learning Hub ” depuis son installation à Vélizy en 2017 : comment les débuts de cette nouvelle académie se déroulent-ils ?

PC - Depuis son installation à Hélios en septembre 2017, le Thales Learning Hub a reçu plus de dix mille participants. Une enquête de satisfaction réalisée en juin 2018 a donné un taux de satisfaction des stagiaires sur leur séjour au Thales Learning Hub de 98, 4 % de satisfaits et très satisfaits.
À cela, il faut ajouter les résultats d’une enquête à froid quelques temps après la formation sur le contenu des formations qui a porté sur plus de dix mille votes et a montré que 84% des stagiaires considèrent l’expérience de formation comme ayant de l’impact, parmi lesquels 25 programmes sont à 100%.

Le lieu se prête à de nouvelles formations plus innovantes, plus collaboratives qui remportent un grand succès.

De plus, le Thales Learning Hub est immédiatement devenu un lieu de co working fonctionnel et convivial, de networking pour tous les employés du site d’Hélios en dehors même des formations.

Nos équipements innovants comme le Rapid Mooc sont utilisés presque quotidiennement pour différentes utilisations : réalisations rapides de vidéos pour formations mais aussi pour des conventions, des réunions d’information.

Enfin, le Thales Learning Hub est très prisé en externe aussi. Nous avons organisé de nombreuses visites par exemple pour des élus ou de nombreuses Universités d’entreprises et Instituts.

JPS : Le Groupe Thales est particulièrement actif dans la lutte contre le changement climatique : il est classé A- par le “ Carbon Disclosure Project ”, il a signé l’Engagement Commun en faveur du climat, le “French Business Climate Pledge ” établi dans le cadre de “ One Planet Summit ” de décembre 2017, il a atteint le niveau “ Advanced ” du Pacte Mondial des Nations Unies : prévoyez-vous d’aller plus loin ?

PC - Thales est engagé dans une démarche volontaire et responsable en matière de protection de l’environnement depuis plus de 15 ans. Dans la continuité de la dynamique initiée dès 2015, et confirmée à l’occasion du French Business Climate Pledge de 2017, Thales travaille à définir la suite de sa stratégie carbone pour la période 2020-2030 en alignement avec les objectifs de l’Accord de Paris. La qualité de notre engagement dans ces domaines est d’ailleurs reconnue par le Carbon Disclosure Project (CDP) où nous sommes évalués  A- depuis 2 ans maintenant, soit faisant partie des 22% des entreprises les plus performantes.
La suite de notre stratégie s’inscrit dans la continuité de notre ambition et s’appuie sur une étude approfondie des enjeux environnementaux du Groupe menée en ce moment par des groupes de travail pluridisciplinaires : l’efficience énergétique, la réduction de l’intensité de nos émissions de CO2, la maîtrise environnementale de notre chaine d’approvisionnement, la poursuite de l’amélioration du recyclage des déchets ou encore l’écoconception de nos produits. 

Notre contribution à la lutte et l’adaptation au changement climatique peut se résumer simplement  par : réduire les émissions directes, comprendre les phénomènes climatiques, rendre le ciel plus propre, développer une mobilité plus durable, optimiser une communication sécurisée limitant les déplacements géographiques et rendre les villes plus intelligentes.

JPS : Quel est votre jugement global sur l’ensemble des résultats et progrès accomplis en 2018 et quels sont vos objectifs prioritaires pour 2019 ?

PC - Globalement, Thales confirme sa dynamique de croissance, avec une progression de l’activité dans tous les secteurs et toutes les zones géographiques.

Le bon déroulement des trois premiers trimestres de l’année renforce notre confiance dans la capacité de Thales à atteindre ses objectifs annuels. Ainsi, comme publié lors des résultats du troisième trimestre, nous anticipons à présent d’atteindre le haut des fourchettes annoncées en mars dernier.

Les priorités 2019 s’inscrivent dans la lignée de nos 5 objectifs expliqués lors de la journée Investisseurs de juin : la transformation digitale, l’accélération des investissements en R&D pour atteindre l’excellence technologique, l’excellence opérationnelle, le renforcement, la culture centrée sur le client, et l’acquisition de Gemalto. Bien évidemment, le premier trimestre sera très actif avec la finalisation de l’acquisition de Gemalto, mais toutes les équipes Thales avancent ensemble sur de nombreux chantiers passionnants pour inventer aujourd’hui le monde de demain.