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03 juillet 2021
Lettre 3AF

ÉDITORIAL LETTRE 3AF N°48

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Cette Lettre est consacrée à la région Hauts-de-France. Grâce au colloque, organisé à Méaulte le 18 septembre 2020, à l’initiative d’Eric Deletombe, également maître d’œuvre de ce numéro, certains de nos membres avaient déjà pu découvrir la richesse aéronautique de cette région sur le site même où Henri Potez avait installé ses usines. 

Ce numéro s’enorgueillit de préfaces prestigieuses célébrant les anniversaires de quatre institutions : Joël Barre, Délégué général de l’armement, pour les 60 ans de la DGA, Bruno Sainjon, Président de l’Office national d’études et recherches aérospatiales pour les 90 ans du centre ONERA de Lille, Philippe Baptiste, Président du Centre national d’études spatial, pour les 60 ans du CNES et Olivier Mousson, Président de la société d’encouragement pour l’industrie nationale pour les 220 ans de la SEIN.

La rubrique aéronautique présente les diverses études et recherches effectuées au centre ONERA de Lille. Les activités sur les drones sont décrites sous l’angle de la maîtrise du risque et des nuisances sonores. La tour de crash, inaugurée en 2002, fait partie des installations phares de l’ONERA à Lille. Son histoire, de sa conception à son utilisation la plus récente, est racontée dans ces pages. Le centre de Lille héberge également l’atelier des maquettes de l’ONERA, lesquelles sont essayées dans toutes ses souffleries. Concevoir et réaliser des maquettes de haute technicité ne s’improvise pas, comme en témoigne l’article très complet figurant dans cette Lettre. Depuis sa création, le centre ONERA de Lille possède des souffleries aérodynamiques. Certaines font partie de la plate-forme CONTRAERO qui rassemble des installations appartenant à quatre laboratoires implantés à Lille et à Valenciennes, en vue d’apporter une réponse globale aux problèmes du contrôle des écoulements aérodynamique, thème abordé ensuite par Bruno Mialon. 

Dans cet article, Bruno Mialon rapporte le cas emblématique de la balle de golf, dont les alvéoles déclenchent la transition de la couche limite vers le régime turbulent, ce qui diffère son décollement, réduisant ainsi la traînée de la balle. Cet épisode a rappelé à Pierre Bescond une erreur de jeunesse d’Ariane, que je ne résiste pas à vous conter. En effet, le passage d’un polissage manuel à un polissage automatique très peaufiné des injecteurs LOX/LH2 du 3e étage avait conduit au non-allumage du moteur car le mélange hydrogène liquide et oxygène liquide s’en trouvait mal brassé. Une fois la cause de l’anomalie détectée, on est revenu au polissage manuel des injecteurs qui grâce aux aspérités résiduelles créait des turbulences salutaires pour l’allumage du mélange.

Dans la rubrique Formations, Chantal de Turckheim, directrice générale, décrit l’école d’ingénieur Elisa Aerospace, établie à la fois à Saint-Quentin et à Saint-Jean-d’Illac près de Bordeaux. Dans l’article suivant Ali Hocine décrit le laboratoire de mécanique des fluides de l’IUT de Ville d’Avray, cette incursion en Ile-de-France restant en lien avec la thématique du numéro puisque les trois souffleries S45 de ce laboratoire ont été conçues et fabriquées à l’Institut de Mécanique des fluides de Lille. Pendant la reconstruction de l’IUT, Michel Barry, l’ancien responsable avait confié ces souffleries à l’ONERA, qui les avait hébergées à Meudon. Trois ans plus tard, les S45 furent réinstallées dans le nouveau bâtiment. Etant alors professeur associé à l’université Paris-Nanterre, grâce à l’expertise de collègues de l’ONERA, nous avons conseillé l’acquisition de dispositifs métrologiques modernes pour équiper ces souffleries. Ironie de l’histoire, une soufflerie du type S45 identique, qui subsistait au centre ONERA de Toulouse, est en cours de cession à l’école Bordelaise d’Elisa Aerospace. 

En cette année 2021 qui a vu la commémoration du bicentenaire de la mort de Napoléon, ce numéro s’achève par une page histoire relatant le passage en soufflerie d'une maquette de la statue de l'empereur, en vue de son érection à Wimille au lieu-dit du camp de Boulogne.

Le lecteur averti aura remarqué sur la couverture le portrait de Jean-Antoine Chaptal, premier président de la société d'encouragement pour l'industrie nationale et ministre de l'intérieur de Bonaparte sous le consulat, ce voisinage avec Napoléon conférant à ce numéro une dimension très impériale ...




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